• Statue de la Liberté : Modèles de la statue, pour le choix du visage

    Des sources diverses mettent en avant différents modèles qui auraient servi à déterminer le visage de la statue. Cependant, les historiens en sont réduits à des hypothèses et aucune proposition n'est véritablement fiable et authentique. Parmi les modèles proposés, on trouve Isabella Eugénie Boyer, veuve du milliardaire du monde de la couture, Isaac Singer qui avait contribué au financement du projet.

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/97/Isabella_Eugenie_Boyer.jpeg/180px-Isabella_Eugenie_Boyer.jpeg

    Isabella Eugénie Boyer, veuve du milliardaire Isaac Singer

    Statue de la Liberté 4

    Selon certaines sources, Bartholdi se serait inspiré du visage de sa mère, Charlotte Bartholdi (1801-1891), dont il était très proche, pour donner à la statue son visage sévère. Le National Géographic Magazine appuie cette hypothèse, en précisant que le sculpteur n'a jamais expliqué ni démenti cette ressemblance avec sa mère. C'est également la thèse soutenue au Musée Bartholdi de Colmar où l'on peut admirer de nombreuses ébauches de la statue.

    Statue de la Liberté 1

    D'autres modèles ont été avancés sans faire l'unanimité : Bartholdi aurait voulu reproduire le visage d'une jeune fille juchée sur une barricade et tenant une torche, au lendemain du coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte. Il se serait inspiré d'un modèle qui posait pour lui, une certaine Céline, prostituée du quartier Pigalle. 

    Statue de la Liberté 2

    Une étude publiée par Nathalie Salmon en août 2013 obtient le soutien d'institutions européennes et américaines ainsi que l'apport documentaire de divers organismes . Elle met en avant une jeune Américaine, Sarah Coblenzer, future épouse de son ami intime et fondé de pouvoir Adolphe Salmon : documents à l'appui, l'auteur montre comment elle a posé pour lui à Paris au printemps 1875 lors d'un voyage en Europe. Bartholdi a peut-être réalisé une synthèse de plusieurs visages féminins, afin de donner une image neutre et impersonnelle de la Liberté. Mais la ressemblance avec le visage néo-classique de Sarah Coblenzer est indéniable.

    Statue de la Liberté 3

    Photos de la Statue de la Liberté, l'Île aux Cygnes, Paris, août 2013

    À sa pointe aval, l'île accueille depuis 1889, trois ans après celle de New York (28 octobre 1886), une réplique de la Statue de la Liberté, œuvre de Frédéric Auguste Bartholdi, offerte à la France par les citoyens français établis aux Etats-Unis, version coulée en bronze d'un modèle d'étude en plâtre réalisé par Bartholdi pour concevoir la Statue de la Liberté de New York. Dès 1884, le Comité des Américains de Paris avait lancé une souscription, et le modèle original en plâtre fut inauguré en mai 1885 place des Etats-Unis. La statue en bronze, achevée deux ans plus tard, fut transportée sur l'ïle en juin 1889, à l'occasion du centenaire de la Révolution et dans le cadre de l'Exposition Universelle de 1889, et inaugurée par le président Sadi Carnot le 4 juillet.

    Installée à l'époque de manière à faire face à la Tour Eiffel, elle tournait le dos aux États-Unis afin de ne pas tourner le dos à l'Elysée ; Bartholdi le déplorait. Elle fut finalement retournée vers l'aval du fleuve lors de l'Exposition Universelle de 1937, alors que l'île accueillait le Centre des Colonies. 

    Son socle porte une plaque commémorative, et le livret qu'elle tient dans la main gauche porte l'inscription « IV Juillet 1776 = XIV Juillet 1789 » dates respectives des révolutions américaine et française. 

    D'une hauteur de 11,50 mètres, elle est plus petite que l'originale (46,50 mètres).

    Du printemps 1998 au printemps 1999, à l'occasion de l'« Année de la France au Japon », la statue a été prêtée au Japon et installée à Odaiba dans la baie de Tokyo, avant de revenir sur son île parisienne.

    * Sources Wikipédia et documentations personnelles

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  • Photo prise de l'Île aux Cygnes - Paris 15e

    Comme un arbre dans la ville

    " ...Comme un arbre dans la ville,

    J'ai grandi loin des futaies,

    Où mes frères des forêts

    Ont fondé une famille

    Comme un arbre dans la ville ... "

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  • Front de Seine, Paris 15ème

    Le Front-de-Seine est une zone de Paris située le long de la Seine  dans le 15e arrondissement, juste en aval de la tour Eiffel. Il comprend l'une des plus grandes concentrations d'immeubles de grande hauteur de la ville.

    Administrativement, il est partagé entre les quartiers de Javel et Grenelle. 

    Port de Grenelle 1

    Opération d'urbanisme des années 1970, le quartier du Front-de-Seine consiste en une vingtaine de tours, atteignant près de 100 mètres de hauteur, situées au-dessus d'une dalle. Cette dernière est pavée de motifs dont on ne perçoit le dessin que depuis les étages élevés. Contrairement aux tours d'Italie13 dans le 13e arrondissement, celles du Front-de-Seine possèdent des styles variés, comme l'hôtel Novotel Paris Tour Eiffel (ancien hôtel Nikko) avec ses fenêtres encadrées de rouge, la tour Totem, empilement de blocs vitrés orientés vers le fleuve ou la Tour Cristal avec ses pans coupés.

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    Pont-de-Bir-Hakeim-1.jpg

    En revanche, la hauteur uniforme des tours (en dehors des tours des extrémités, plus basses) engendre une certaine monotonie qui amène certains visiteurs peu attentifs à oublier la grande hauteur de ces constructions. Le point culminant du quartier est la cheminée du chauffage urbain. 

    Pont-de-Rouelle-1.jpg

    À la différence d'Italie 13, essentiellement résidentiel, ou de la Défense, principalement tournée vers les bureaux, le Front-de-Seine a été conçu comme zone mixte, à la fois tournée vers les immeubles d'habitation et de bureaux.

    Port de Grenelle 2

    Dans le film OK patron, l’avant-dernière scène montre une bataille rangée sur le chantier du Front-de-Seine, rebaptisé « Plein Ciel ». Des banderoles publicitaires sont accrochées sur la tour Avant-Seine en construction. On y lit : « L'avant Seine » (jeu de mot avec « l'avant scène ») et « Vivez en plein-ciel ». L'avalanche de balles finit par décrocher la banderole « L'avant Seine ».

    La tour Avant-Seine est le lieu de tournage de la scène finale du film "Peur sur la ville" en 1974 avec Jean-Paul Belmondo. 

    Le quartier Front-de-Seine a également servi de lieu de tournage pour le sketch des Inconnus, "Y'en a marre du rap."

    Une des tours aurait servi pour le tournage de certaines scènes du film français "Tanguy" 

    Port de Grenelle 3

    * Sources : Wikipédia

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  • Pont de Bir-Hakeim, anciennement Viaduc de Passy (Paris 15e et 16e).

    Le pont de de Bir-Hakeim à deux niveauxd'une longueur  de 247 mètres pour une largueur de 25 m, a été construit entre 1903 et 1905 par l'ingénieur Louis Biette et l'architecte Jean-Camille Formigé. Le niveau inférieur comporte deux voies routières de 6 m de large, séparées par un promenoir de 8,70 m ainsi que deux trottoirs de 2 m de large, le niveau supérieur est réservé au passage de la ligne de métro Nation-Charles-de-Gaulle-Étoile.

    Viaduc de Passy 4

    En 1942, les poteaux métalliques supportant le viaduc supérieur du chemin de fer métropolitain ont été modifiés pour soutenir des rames plus lourdes, en 1949, il est rebaptisé pont de Bir-Hakeim en souvenir d'une victoire Française sur les Allemands, remportée en Libye .

    Viaduc de Passy 5

    Le pont traverse l'Île aux Cygnes comme le pont de Rouelle et le pont de Grenelle.

    Viaduc de Passy 1

    Une passerelle métallique piétonnière avait été construite pour l’Exposition universelle en 1878, mais à l’approche de l’ Exposition Universelle de 1900 il a été décidé de construire un nouveau pont pour  le franchissement de la Seine par la ligne circulaire sud du métro, l'ouvrage traverse le fleuve en diagonale.

    Deux groupes en fonte sculptés par Gustave Michel ornent les piles en maçonnerie:  les forgerons riveurs et les Nautes

    Viaduc de Passy 2

    Un portique monumental sur l'Île aux Cygnes le séparant en deux parties, il est décoré de sculptures de Jules Coutan, des bas-reliefs allégoriques représentant la Science et le Travail ainsi que de Jean-Antoine Injalbert représentant l'Electricité et le Commerce. Injalbert a réalisé également quatre sculptures pour le pont Mirabeau. 

    Viaduc de Passy 3

    * Sources : http://paris1900.lartnouveau.com/ponts/pont_bir-hakeim.htm

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  • Pont de Bir Hakeim : Statue équestre de la France renaissante

    La  "France renaissante ", symbole d'un pays qui sort triomphant de la bataille livrée à l'ennemi, symbole d'un pays qui garde son identité et sa liberté et qui renaît de ses cendres. 

    Bir Hakem 1

    Allégorie donc, située au centre du pont Bir Hakeim, sur un terre plein circulaire qui termine, en amont, l'allée des Cygnes. Face à la Seine, tournant le dos au Viaduc, la statue semble presque prendre son envol. 

    Bir Hakem 2

    Exécutée en 1930 par le sculpteur danois Holger Wenderkinch elle est offerte à la ville de Paris par la communauté danoise. 

    Elle était censée représenter Jeanne D'Arc, sainte patronne de la France, la statue déplaît à la commission chargée de valider les édifices commémoratifs publics, qui ne reconnaît pas dans les traits et la posture guerrière du personnage représenté l'image traditionnelle véhiculée par la pucelle d'Orléans. 

    Bir Hakem 3

    Pour éviter tout incident diplomatique avec le Danemark, il est finalement décidé de la rebaptiser " La France renaissante ", de manière à lui retirer sa portée commémorative pour ne lui donner qu'un rôle décoratif. Elle est finalement installée en 1958. 

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    Il est bien dommage que cette statue ne soit pas plus mis en valeur et ne soit pas plus connue. Elle mérite un intérêt, tant sur le plan artistique, que symbolique et même politique.

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    La bataille de Bir Hakeim

    A la fin du mai 1942, la première brigade des Forces françaises libres occupe le sud du dispositif de la 8e Armée britannique en Libye face aux Forces germano-italiennes de l’Axe. Point d’appui à l’extrême gauche du dispositif, cette position est d’une importance considérable, car elle est en mesure d’empêcher toute manœuvre d’encerclement par le sud des Forces alliées, en retraite désordonnée, après la défaite et la chute de Tobrouk qui ouvre la voie du Caire aux chars allemands.

    Le 27 mai 1942, la position de Bir Hakeim, attaquée par la division blindée italienne "Ariete", soutient un combat acharné mené jusqu’à l’intérieur du point fort. L’ennemi, repoussé, laisse quarante chars sur le terrain.

    Du 1er au 10 juin, la position, harcelée méthodiquement, est complètement encerclée par des forces allemandes et italiennes, en supériorité numérique écrasante. Le général Rommel, commandant les forces ennemies s’efforce de faire sauter ce verrou. A l’ultimatum exigeant une reddition, le général Kœnig, commandant la brigade française, répondra : "Nous ne sommes pas ici pour nous rendre."

    Malgré les tirs d’artillerie et les bombardements aériens les plus violents, la Brigade repousse tous les assauts, ne cède pas un pouce de terrain, inflige à l’ennemi des pertes élevées.

     L’incroyable audace d’un groupe de volontaires du Train réussit, de nuit, à faire pénétrer dans la position un convoi de trente camions. Le 10 juin cependant, toutes les ressources en eau, vivres, munitions, sont à la veille d'être épuisées. La garnison reçoit du Commandant de la 8è armée britannique l’ordre de se replier. Au cours de la nuit du 10 au 11, elle se fraie un passage de vive force à travers les lignes ennemies et les champs de mines, ramenant ses blessés et le matériel encore utilisable.


    Par sa résistance prolongée au-delà de tout espoir et dont le retentissement mondial fut immense, la 1ère Brigade Française libre permit à la 8è Armée britannique de se dégager et de trouver le temps nécessaire au redressement de la situation, à El Alamein. Aux Français, alors sous l’oppression allemande, elle confirma leur foi en leurs destinées et en la victoire. La Résistance intérieure, celle de Jean Moulin et Christian Pineau, rejoint la France libre pour ne faire qu’une seule France combattante.

    Le Cimetière, érigé sur l’emplacement même des combats, a été maintenu "In Memoriam". Une piste y conduit, jalonnée de Croix de Lorraine, à partir d’El Adem.
    En raison de son isolement, les 182 corps qu’il contenait ont été transférés en ce lieu, où reposent aussi les quatre premiers soldats français tombés en Cyrénaïque, le 21 janvier 1941, et les six morts de l’opération de Koufra menée par le général Leclerc.

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    * Sources : Wikipédia et " Paris à cheval" : http://www.romanphotosurseine.fr/blog/paris-a-cheval/

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  • L'Allée des Cygnes

    L'Allée des Cygnes, anciennement Digue de Grenelle, est une île artificielle sur la Seine, entre les 16e et 15e arrondissement, bien qu'elle soit administrativement rattachée à ce dernier. Elle fait face au frond de Seine sur la Rive Gauche : 

    Et elle fait face à la Maison de Radio France sur la Rive Droite : 

    Le pont de Rouelle : 

    Le pont de Rouelle a été construit en 1900 à l'occasion de l'exposition universelle de 1900. Il fut laissé à l'abandon et ensuite désaffecté. En 1988 il a été remi à neuf pour l'ouverture de la branche nord de la ligne C du RER.

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  • L'Île aux Cygnes, la Statue de la Liberté

    Le visage tourné vers les États-Unis, la statue de la Liberté du pont de Grenelle n’est certes pas aussi imposante que sa contrepartie américaine, mais du haut de ses 11,50 mètres, elle surplombe néanmoins la Seine d’assez haut, et donne sa personnalité à cette portion du fleuve, à la hauteur de la Maison de Radio France. Elle est une reproduction exacte de la statue qui a été élevée à New York au XIXe siècle, grâce à la collaboration du sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi et de l’ingénieur Gustave Eiffel. Elle avait été conçue dans le but de célébrer l’émancipation américaine et la mutuelle amitié qui unissait les nations française et américaine. Le modèle est celui d’une femme vêtue d’une couronne et d’une toge, qui tient un flambeau à bout de bras. Sur la statue parisienne, une inscription gravée établit une relation entre la guerre d’Indépendance américaine et la Révolution française de 1789. Plusieurs arbres ont été plantés à sa base, et c’est derrière elle que se trouve le pont de Grenelle et que commence l’Allée des Cygnes.

    Certains prétendent que la Statue de la Liberté, dessinée par Bartholdi, représenterait en faite la déesse grecque Séminaris, fondatrice de la grande cité de Babylone. Cette hypothèse est portée par l’appartenance du sculpteur français, Frédéric Auguste Bartholdi, à la Grande Loge Franc-Maçonnique.

    Installée à l'époque de manière à faire face à la Tour Eiffel, elle tournait le dos aux États-Unis afin de ne pas tourner le dos à l'Élysée ; Bartholdi le déplorait. Elle fut finalement retournée face à l'ouest en 1937, au moment de l'exposition universelle, alors que l'île accueillait le Centre des colonies.

    La statue de la Liberté et l'île aux Cygnes

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