• Boulogne-Billancourt : la Seine Musicale ouvre ses portes

    Inauguration ce jour : Samedi 22 avril 2017

    Les festivités inaugurales de la Seine Musicale, nouveau temple dédié à la musique sur l'Île Seguin à Boulogne-Billancourt, ont commencé ce lundi.

    Boulogne-Billancourt : la Seine Musicale ouvre ses portes

    La Seine Musicale, c'est le nom du nouveau lieu dédié à la musique dans le département des Hauts-de-Seine: 36.500 mètres carrés au sud de Boulogne-Billancourt sur une île, l'île Seguin. Les festivités inaugurales ont commencé ce lundi et se sont terminées ce vendredi 21 avril, avec notamment un concert de Bob Dylan. Objectif de ce nouveau lieu : faire cohabiter toutes les musiques.

    Boulogne-Billancourt : la Seine Musicale ouvre ses portes

    Un bâtiment monumental, qui a la particularité de s'élever sur un terrain triangulaire qui présente à peu près les mêmes dimensions que la Tour Eiffel, à plat : 300 mètres de long sur 100 mètres de base.

    Boulogne-Billancourt : la Seine Musicale ouvre ses portes

    Ce nouveau grand lieu culturel a été conçu par deux architectes, le japonais Shigueru Ban et son collègue français Jean de Gastines. Le hall se présente comme "une rue intérieure, un axe commercial" qui comportera à terme "'un certain nombre de commerces qui seront liés à la musique". Ces boutiques font face à l'entrée de la grande salle, un amphithéâtre qui a "une capacité de 4.000 personnes assises et 6.000 debout, pour des concerts de rock par exemple" selon l'architecte.

    Boulogne-Billancourt : la Seine Musicale ouvre ses portes

    Le prix Nobel de littérature Bob Dylan a été le premier hier soir (21 avril) à s'y produire, et il a peut-être été surpris de la proximité avec le public : la scène, très basse, met les premiers spectateurs à portée de main.

    Boulogne-Billancourt : la Seine Musicale ouvre ses portes

    © Crédit photo : Samuel Attali (Portable Nokia)

    Boulogne-Billancourt : la Seine Musicale ouvre ses portes

    Une fois le lieu ouvert, il restera à pourvoir ces locaux commerciaux dédiés à la musique. En aparté on évoque déjà une Fnac. Le bémol du lieu vient de son environnement actuel : le reste de l'île Seguin est encore en friche et sur les berges de Boulogne, le nouveau quartier est encore impersonnel. Il manque à la Seine Musicale un environnement un peu plus chaleureux.

    Boulogne-Billancourt : la Seine Musicale ouvre ses portes

    * Sources :  ICI
     

    L'Île Seguin à l'époque de "Renault" 

    Mais avant la Seine Musicale, le sud de Boulogne, c'était une gigantesque usine Renault. Une ville dans la ville, qui comptait 30.000 employés. "A la place de la Seine Musicale, c'était le département 12 ; là où il y a le nouveau parvis, c'étaient les chaînes de ferrage", se souvient Arezki Amazouz, qui a travaillé 20 ans chez Renault, jusqu'à la fermeture du site en 1992. Il découvre les nouveaux lieux, non sans une pointe de nostalgie : "A l'époque ici on fabriquait 43 voitures de l'heure. Le travail était pénible mais l'ambiance était magnifique".

    VIDEO : Des images de l'île Seguin avant les travaux de la Seine Musicale

    Cliquez sur les photos pour les voir en grand format.

    Concert de Bob Dylan, 21 avril 2017 à 20 h 30 :

    - "Bob Dylan en concert, génial ! Il a vieilli c'est vrai, 75 ans, mais fidèle à lui même ; une salle comble, une salle en délire. Seule ombre au tableau : Photos interdites, j'ai du mettre mon appareil photo à la consigne aww  ... J'ai eu du mal à le laisser d'ailleurs, j'ai prévenu : attention hein, fragile. Samuel a pris quelques clichés en cachette avec son téléphone (il n'était pas le seul) et deux vidéos. A l'heure où je publie cet article il dort et, je n'ai pas encore vu ses clichés, mais j'ai hâte de voir si je peux en tirer quelque chose. Je l'espère ..."

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  • Bob Dylan inaugure la Seine musicale, nouveau temple de la musique à Paris

    Un prix Nobel pour l'ouverture : la Seine musicale, nouveau temple de la musique sur l'île Seguin aux portes de Paris, s'offre un premier concert de prestige avec Bob Dylan vendredi soir, avant son inauguration officielle prévue samedi.

    Bob Dylan inaugure la Seine musicale, nouveau temple de la musique à Paris

     

    Le concert de la légende américaine de 75 ans est bien maintenu mais sera évidemment entouré d'une vigilance particulière au lendemain de l'attaque sur les Champs-Elysées.

    - "J'espère que je pourrais prendre des photos ! Je suis trop contente, Bob Dylan je l'écoutais avec mon père, c'était son idole... "

    * Pour en savoir plus, sur la "Seine musicale" à Boulogne-Billancourt : ICI

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  • Sèvres : L'Île de Monsieur : Un peu d'histoire

    Située en aval du pont de Sèvres, l’île de Monsieur est entourée par les flots jusqu’au début du XIXe siècle, avant d’être rattachée à la rive par le comblement du petit bras de Seine, déjà trop obstrué pour la navigation.

    C’est sur un manuscrit de 1336 que l’on trouve le premier témoignage de son existence. Au Moyen-Âge, l’île est un lieu de pêche, et on la nomme encore « isle Rocheret », ou parfois « isle de Rocherel », ou « isle de Rochelet ».

    Son histoire se précise en 1678, lorsque Louis XIV en acquiert une partie et en fait don à son frère Monsieur, duc d’Orléans, qui acquiert le reste du terrain l’année suivante.

    L’île est alors plantée d’une double rangée d’ormes sur tout son contour, et constitue une plaisante extension au domaine de Monsieur. On y donne des fêtes au bord de l’eau. C’est à partir de cette époque que l’île prend son nom actuel. Elle restera la propriété de la famille d’Orléans jusqu’à son rachat en 1785 pour Marie-Antoinette, qui y résidera très occasionnellement avec le Roi. En 1789, l’île est louée et défrichée.

    En 1794, elle est vendue et cesse ainsi d’être une propriété princière et royale. En 1817, une ordonnance lève définitivement une vieille ambiguïté : l’île de Monsieur fera désormais officiellement partie de la commune de Sèvres, au détriment de Saint-Cloud. Au XIXe siècle, les frères Collas, propriétaires depuis 1818, y mènent leurs activités d’entrepreneurs et marchands de bois, et occupent le site pendant plus de trente ans. Ils y font construire une large bâtisse, probablement une ferme dont l’entrée donne sur le nouveau pont de Sèvres tout proche.

    Avec la Révolution industrielle, une nouvelle ère s’ouvre pour l’île de Monsieur. En 1885 commence l’implantation de la ligne de chemin de fer de Pont-de-l’Alma à Courbevoie. En 1917, la société Renault Frères y installe des bâtiments industriels et une gare, assurant le transport de chars pour le front. En 1918 et 1926, l’administration des chemins de fer de l’État acquiert le terrain, et laisse Renault y développer ses activités et ses usines.

    La physionomie de l’île est bouleversée, sous la ferraille, les baraquements et la fumée. Dès lors, et pendant des décennies, rien n’arrête son exploitation, pas même son classement en 1942 parmi « les sites et monuments naturels de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire et pittoresques ». Depuis 1997, on peut longer la Seine en tramway.

    En 2001, le terrain est racheté à Réseau ferré de France par le Syndicat mixte pour les activités nautiques, sportives et de loisirs du Val-de-Seine, syndicat représentant le département des Hauts-de-Seine et les communes de Boulogne-Billancourt, Sèvres, Saint- Cloud, Chaville et Ville-d’Avray. Ce rachat a pour objectif un réaménagement général du terrain, une volonté qui mènera à la création d’un parc nautique, lequel est inauguré en 2007.

    C’est à cette occasion que le tracé du tramway T2 est revu : il longe désormais la RD 7, libérant ainsi les berges du fleuve, et marquant la frontière entre les aires de stationnement à l’est, et la zone plus verte du parc, lieu de loisirs et de sports nautiques. Après un siècle de vie industrielle, l’île de Monsieur renoue ainsi avec sa vocation historique de lieu de plaisance du bord de Seine.

    * Sources :http://www.sevres.fr/decouvrir-sevres/patrimoine-sevrien/lile-de-monsieur 

    Préserver le milieu écologique traditionnel

    L'île de Monsieur est  un grand parc naturel. L'ambiance des lieux est champêtre avec la prairie, la pelouse, les promenades, bordées de plantes arbustives et odorantes...

    Le petit saule, le frêne, l'érable, ou bien l'orchis, l'œillet prolifère ou la chodrille, présents sur l'île, sont entretenus. Des espèces comme les lilas, cerisiers, aubépines, mufliers, jacinthes ont été plantées. Les taillis et la futaie, agrémentés d'une rivière, abrite une faune d'oiseaux et de petits mammifères.

    Sèvres : L'Île de Monsieur : Un peu d'histoire

     

    Sèvres : L'Île de Monsieur : Un peu d'histoire

     

    Sèvres : L'Île de Monsieur : Un peu d'histoire

      

    Sèvres : L'Île de Monsieur : Un peu d'histoire

      

    Sèvres : L'Île de Monsieur : Un peu d'histoire

      

    Sèvres : L'Île de Monsieur : Un peu d'histoireUne faune très importante, je ne suis pas restée assez longtemps pour prendre plus de clichés, mais j'y retournerais.

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  • Sèvres : L'Île de Monsieur : Un parc écolo-nautique entre Seine et terre

    Conçu comme un petit port scandinave autour de son deck en bois, sa cale et ses pontons facilitant l'accès au fleuve, la base nautique est pour le promeneur une invitation au dépaysement, et pour le sportif un équipement de qualité.

    Cette ancienne friche industrielle a été transformée en parc dédié aux loisirs nautiques sur la Seine : canoë, kayak, voile, canotage, aviron… La qualité et la dimension du plan d'eau permettent l'organisation de compétitions ou de manifestations ludiques.

    En plus des équipements nautiques, l'île de Monsieur aménage des espaces destinés au beach-volley mais aussi aux sports familiaux et de loisirs (badminton, jeux de ballon, jogging…).

    Un parc écologique naturel :

    L'île de Monsieur est aussi un grand parc naturel qui valorise la faune et la flore. Certaines plantes rares et protégées telles que l'orchis pyramidal sont préservées.

    Sèvres : L'Île de Monsieur : Un parc écolo-nautique entre Seine et terre

     

    Sèvres : L'Île de Monsieur : Un parc écolo-nautique entre Seine et terre

    Les entrées de l'île composées d'alignements d'arbres forment un prolongement des grands tracés du domaine de Saint-Cloud et du musée de la Céramique en s'ouvrant sur la Seine.

    Sèvres : L'Île de Monsieur : Un parc écolo-nautique entre Seine et terre

     

    Sèvres : L'Île de Monsieur : Un parc écolo-nautique entre Seine et terre

    Des espaces de "transition champêtre" (prairie, pelouse, plage) accompagnent le cheminement du promeneur.

    Sèvres : L'Île de Monsieur : Un parc écolo-nautique entre Seine et terre

     

    Sèvres : L'Île de Monsieur : Un parc écolo-nautique entre Seine et terre

    La conception du site a fait l'objet de toutes les attentions. Ses bâtiments répondent aux normes de Haute Qualité environnementale (HQE) et font la part belle aux matériaux naturels : bois, murs gabions, panneaux en terre cuite, toitures végétales…

    Sèvres : L'Île de Monsieur : Un parc écolo-nautique entre Seine et terre

    Qu'il s'agisse du choix des matériaux, de son intégration dans le paysage ou de l'organisation des espaces intérieurs, l'ensemble a été conçu pour consommer le moins d'énergie possible. De la récupération des eaux de pluie à la ventilation en passant par le chauffage assuré par un système de pompe à chaleur, l'aménagement de la base se révèle exemplaire.

    Sèvres : L'Île de Monsieur : Un parc écolo-nautique entre Seine et terre

     

    Sèvres : L'Île de Monsieur : Un parc écolo-nautique entre Seine et terre

     

    Sèvres : L'Île de Monsieur : Un parc écolo-nautique entre Seine et terre

    Cliquez sur les photos pour les voir en grand format.

    * Sources :  http://www.hauts-de-seine.fr/sports-loisirs/sports/les-equipements-sportifs/ile-de-monsieur/

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  • Le Parc de Saint Cloud : La Grande Cascade

    La Grande Cascade
    se compose de deux ouvrages en pierre séparés par l'allée du Tillet : la Cascade haute, construite sur le dessin de Le Pautre en 1660 -1665 et la Cascade basse aménagée par Hardouin-Mansart en 1698-1699. Régulièrement restaurée depuis l'époque de Monsieur, elle a été complètement refaite dans les premières décennies du siècle, tant dans sa maçonnerie que dans ses éléments décoratifs, en respectant toutefois le programme iconographique d'origine.

    Le Parc de Saint Cloud : La Grande Cascade

    Au couronnement, on peut voir La jonction de la Seine et de la Marne, reconstitution en pierre du groupe colossal sculpté en 1734 par Adam; de part et d'autre, sur la balustrade, l'Hercule-Commode, un Faune, Hercule et le Faune dansant qui sont des copies d'antique; sur l'arrière et dans les ouvertures des arcades, deux Triton juché sur un dauphin.

    Le Parc de Saint Cloud : La Grande Cascade

    Dans la partie basse de la Cascade haute sont disposées, de part et d'autre des rampes, les statues des quatre Vents : Borée, Zéphyr, Eurus et Auster.
    Sur l'allée du Tillet, au niveau de la Cascade basse, deux groupes en pierre représentant Pan et Syrinx, Persée et Andromède. Grenouilles, dauphins, monstres marins, écrevisses, tables de rocaille...en pierre et masques de plomb complètent le décor.

    Entre 1972 et 1975, des moulages d'antiques célèbres ont été alignés de part et d'autre des Grandes Nappes.

    Le Parc de Saint Cloud : La Grande Cascade

     

    Le Parc de Saint Cloud : La Grande Cascade

    Cliquez sur les photos pour les voir en grand format. (Blog en semi-pause).

    * Sources : http://parc.de.saintcloud.free.fr/dom0010.html

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  • Blog en pause ... Causes déménagement et vacances ... Retour début septembre

    Je suis en train de déménager. Je ne sais pas trop quand je récupérerais ma connexion internet ... Je pars ensuite en vacances, je vous donne donc rendez-vous début septembre ... Bonnes vacances à tous ... 

    Blog en pause ... Causes déménagement et vacances ... Retour début septembre

     

    Blog en pause ... Causes déménagement et vacances ... Retour début septembre

      

    Blog en pause ... Causes déménagement et vacances ... Retour début septembre

      

    Blog en pause ... Causes déménagement et vacances ... Retour début septembre

    Cliquez sur les photos pour les voir en grand format - Roses trémières du Parc de Saint-Cloud. 

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  • Jardins Albert Kahn : La Roseraie

    Une autre scène complète cet espace : un verger-roseraie, qui allie jardin d'utilité et jardin d'agrément.

    Jardins Albert Kahn : La Roseraie

    Il s’ordonne autour d’une allée centrale gravillonnée, dont le tracé rectiligne est ponctué de ronds-points. De part et d’autre de ces escales à la promenade, la symétrie des végétaux est parfaite. Au plus proche du jardin français, les pommiers et les poiriers du jardin fruitier sont taillés selon des techniques diverses et présentent un dessin aux contours très géométriques.

    Jardins Albert Kahn : La Roseraie

    Tout un échantillonnage de formes fruitières y est ainsi représenté : les chandeliers, les sphères et les pyramides laissent apprécier leurs volumes; tandis que les espaliers - ou « palmettes » - figurent des formes plates, tantôt obliques, tantôt horizontales.

    Dans la partie la plus éloignée du jardin français, le dessin plus libre des arbres fruitiers imite un verger de plein vent.

    Jardins Albert Kahn : La Roseraie

    Chaque détail compte : alors que le gazon est tondu très ras sur le tapis du jardin français, l’herbe est maintenue assez haute dans le verger et laisse apparaître au printemps une prairie de boutons d’or et de pâquerettes.

    Jardins Albert Kahn : La Roseraie

    En été, ce jardin d’utilité se fait roseraie. Essentiellement composée de rosiers sarmenteux (espèce la plus favorable à l’ornementation des arceaux et des treillages), la roseraie d’Albert-Kahn compose une tonnelle ombragée, propice à la promenade et à la méditation.

    Jardins Albert Kahn : La Roseraie

    Dès le mois de juin, la métamorphose y est saisissante et féerique : les troncs et les branches des arbres sont recouverts de ces espèces grimpantes et se transforment en véritables buissons de roses.

    Jardins Albert Kahn : La Roseraie

    Les dégradés de couleurs, la diversité des senteurs et l’abondance des fleurs renforcent la magie de cette scène. Une promenade sous la galerie de roses « Dorothy Perkins », « Excelsa » ou « American Pillar » promet un adoucissement des pensées ainsi que des échanges harmonieux entre les invités d’Albert Kahn…

    Dans cette composition, on note l’influence anglo-saxonne de mêler rosiers sarmenteux et branches de fruitier, une mode née en Angleterre à la fin du XIXe siècle.

    Jardins Albert Kahn : La Roseraie

    Cliquez sur les photos pour les voir en grand format.

    * Sources : http://albert-kahn.hauts-de-seine.fr/jardins/les-differents-jardins/jardin-francais/

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  • Jardins Albert Kahn : Le Jardin Japonais

    « Je suis allé à deux reprises au Japon ; j’aime tout particulièrement ce pays et c’est pour cela que j’ai voulu poser ici près de ma demeure, un coin de la terre japonaise. Ma nature a de grandes affinités avec la sensibilité des Japonais et j’apprécie tellement le calme et la douceur de leur façon de vivre. C’est peut-être aussi pour retrouver cette atmosphère qui m’est si familière que j’ai voulu vivre parmi les fleurs et les arbres du Japon »

    Albert Kahn interviewé pour la revue France-Japon, 15 Août 1938.

    Jardins Albert Kahn : Le Jardin Japonais

    Du jardin crée au début du XIXème siècle, ne subsiste que le grand cèdre de l’Himalaya et le hêtre pleureur sur le petit îlot, des deux ponts, ainsi que du Torii donnant sur le verger.

    Il fut totalement réinventé en 1989 grâce au co-financement d'un mécène japonais, Monsieur Murata, et du Conseil général des Hauts-de-Seine.

    Jardins Albert Kahn : Le Jardin Japonais

     

    Jardins Albert Kahn : Le Jardin Japonais

    Les éléments de composition de ce jardin Japonais, conçu par le paysagiste Fumiaki Takano, sont ce qu'il y a de plus traditionnel dans sa transposition du paysage de l'archipel nippon avec les symboliques de ses montagnes, de ses cours d’eau, de ses cascades et de ses rizières en terrasses. Son créateur a souhaité rendre hommage à la vie et à l’œuvre d’Albert Kahn par la création d’une œuvre paysagère contemporaine.

    Jardins Albert Kahn : Le Jardin Japonais

    Le voyage débute à gauche à la sortie du musée.

    Le cours d’eau retrace les différentes périodes de sa vie, de sa naissance à sa mort.

    Jardins Albert Kahn : Le Jardin Japonais

    Un pont arqué et laqué de rouge, censé être une réplique du Nikkō Shinkyō, le pont sacré qui marque l’entrée du sanctuaire Nikkō de la ville du même nom, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

    Jardins Albert Kahn : Le Jardin Japonais

    Le Jizō, protège, les pèlerins et les enfants. On le trouve souvent le long des routes et des sentiers des jardins japonais avec un bavoir rouge autour du cou.

    Jardins Albert Kahn : Le Jardin Japonais

    Carpes Koï décorant le Jardin japonais.

    Jardins Albert Kahn : Le Jardin Japonais

    Cliquez sur les photos pour les voir en grand format.

    * Sources : http://dozodomo.com/bento/2011/12/16/albert-kahn-le-jardin-japonais/

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  • Jardins Albert Kahn : La Forêt Vosgienne

    Invitation au voyage dans la région des Vosges

    Le caractère remarquable de ce jardin réside dans l’évocation de vastes paysages sur une petite surface.

    Jardins Albert Kahn : La Forêt Vosgienne

    La « forêt vosgienne » en est une parfaite illustration : en effet, sur 3 000 m², elle reproduit un espace qui, dans la région des Vosges, occupe près de 800 000 hectares.

    Jardins Albert Kahn : La Forêt Vosgienne

    Au coeur de l’Île-de-France, cette scène sylvestre est une invitation au voyage.

    La forêt vosgienne, créée sur une parcelle acquise en 1902, est directement liée à la vie d’Albert Kahn, originaire de la ville de Marmoutier dans le Bas-Rhin.

    Jardins Albert Kahn : La Forêt Vosgienne

    Il a souhaité reconstituer, là, un décor montagneux, chargé de souvenirs d’enfance volés par la guerre de 1870. Les deux versants, lorrain et alsacien, du massif des Vosges y sont aujourd’hui représentés.

    Jardins Albert Kahn : La Forêt Vosgienne

    Selon les témoignages, de gros blocs de granit et des arbres déjà de grande taille ont été transportés des Vosges par wagons spéciaux et ont obligé à démonter momentanément les fils électriques du quartier durant leur installation.

    Jardins Albert Kahn : La Forêt Vosgienne

    Afin de restaurer la forêt vosgienne créée par Albert Kahn au début du XXe siècle, les arbres ont progressivement été remplacés depuis les années 1990.

    Jardins Albert Kahn : La Forêt Vosgienne

    Gérer un patrimoine vivant tel que la forêt vosgienne reste pourtant délicat et aléatoire. Malgré les soins attentifs que les jardiniers lui apportent, ce paysage a inévitablement évolué depuis sa création.

    Jardins Albert Kahn : La Forêt Vosgienne

    La nature est imprévisible et ses éléments incontrôlables : la tempête de 1999 et les dégâts considérables qu’elle a causés dans la forêt vosgienne en sont une illustration concrète.

    Cliquez sur les photos pour les voir en grand format.

    * Pour en savoir plus :  http://albert-kahn.hauts-de-seine.fr/jardins/les-differents-jardins/foret-vosgienne/

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  • Jardins Albert Kahn : Le Jardin Anglais

    Ce qu’il faut savoir

    Albert Kahn (1860-1940) est un banquier dont le projet était de rassembler les civilisations. C'est dans ses jardins de 4 hectares aménagés entre 1895 et 1910 qu'Albert Kahn réalise son objectif puisqu'il rassemble et conjugue harmonieusement les jardins les plus divers, à l'image du monde dont il rêvait : anglais, japonais, français, roseraie, verger...

    Il crée également les Archives de la planète, mémoire vivante de la cinquantaine de pays visités par ses opérateurs entre 1910 et 1931. Pour servir cet idéal de paix universelle et montrer comment vivent les autres peuples, Albert Kahn a utilisé les techniques les plus innovantes de l'époque : l'autochrome (1er procédé de photographie en couleur sur plaque de verre) et le film muet en 35 mm noir et blanc. Le musée compte 72 000 autochromes (1er fonds mondial) et 180 000 mètres de films.

    Le musée a obtenu, depuis 2012, la Labellisation Tourisme & Handicap pour les déficiences motrices, auditives et mentales. Depuis le 15 décembre 2015, les jardins du Musée Albert-Kahn sont classés au titre des monuments historiques.

    * Sources : http://www.otbb.org/musee-et-jardins-albert-kahn/


     Le Jardin Anglais

    La composition paysagère est ici entièrement guidée par la recherche de naturel : arbustes et arbres non taillés, gazon vallonné, bulbes fleurissant au printemps. Une rivière s’écoule dans un bassin surmonté d’une rocaille qui évoque une falaise. Un petit cottage souligne le caractère pittoresque de la scène.

    Jardins Albert Kahn : Le Jardin Anglais

     

    Jardins Albert Kahn : Le Jardin Anglais

     

    Jardins Albert Kahn : Le Jardin Anglais

    Jouxtant le jardin français, le « parc » anglais – comme le nomment les opérateurs d’Albert Kahn – est dessiné sur une parcelle acquise en 1895, la même année que celles qui ont servi à constituer le jardin français, la roseraie et le verger.

    Jardins Albert Kahn : Le Jardin Anglais

    Le jardin anglais déploie une vaste pelouse légèrement vallonnée. Afin d’en accentuer les formes bombées, sa tonte est menée selon une méthode différenciant son pourtour de son centre. Au printemps, le vert du gazon est mis en valeur par des plages de plantes à bulbes (jonquilles et primevères ; narcisses et crocus ; scilles ou fritillaires), qui forment de vastes nappes fleuries.

    Jardins Albert Kahn : Le Jardin Anglais

    En bordure de la pelouse, des arbustes tels que l’oranger du Mexique ou le lilas complètent le dégradé des couleurs. 

    Jardins Albert Kahn : Le Jardin Anglais

    Le port libre des végétaux plantés le long du chemin permet un jeu d’ombre et de lumière, et marque le caractère naturel de ce « parc paysager miniature ».

    Dès la conception du jardin anglais par Albert Kahn, les essences ont été sélectionnées pour les qualités de leur feuillage. En automne, le jardin se teinte d’or et de brun avec la coloration des deux ginkgo biloba, des tilleuls, des bouleaux et des érables. Derrière, des platanes centenaires dissimulent le paysage urbain tout proche.

    Un « cottage » (de l’ancien français cot, « chaumière »), décoré de colombages, évoque l’architecture normande traditionnelle. Il est orné d’une fontaine à l’effigie d’un renard qui, autrefois, était accompagné de grappes de raisin moulées en plâtre et disposées le long du mur.

    Jardins Albert Kahn : Le Jardin Anglais

    Cette sculpture figurait alors la fable de Jean de La Fontaine, Le Renard et les Raisins :

                                             I 

    Certain renard gascon, d’autres disent normand,

    Mourant presque de faim, vit au haut d’une treille,

    Des raisins mûrs apparemment,

    Et couverts d’une peau vermeille.

                                         II

    Le galant en eût fait volontiers un repas ;

    Mais comme il n’y pouvait atteindre :

    « Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats. »

    Fit-il pas mieux que de se plaindre ?

    Jean de La Fontaine

    Cliquez sur les photos pour les voir en grand format.

    * Pour en savoir plus : http://albert-kahn.hauts-de-seine.fr/jardins/les-differents-jardins/jardin-anglais/

     

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  • Le Domaine de Saint-Cloud : La France couronnant l'Art et l'Industrie

    La première exposition Universelle française se tint en 1855 dans l'immense Palais de l'Industrie voulu par Napoléon III. Sensé surpasser le Crystal Palace de Londres, ce bâtiment occupait l'espace des Grand et Petit Palais d'aujourd'hui.

    Le Domaine de Saint-Cloud : La France couronnant l'Art et l'Industrie

    Après avoir abrité le Salon de l'électricité en 1891, il sera détruit en 1899.

    Le Domaine de Saint-Cloud : La France couronnant l'Art et l'Industrie

    Certains éléments d'architecture seront récupérés tandis que le groupe néo-antique qui dominait le fronton du Palais sera "abandonné" sur une pelouse du Parc de Saint-Cloud.

    Le Domaine de Saint-Cloud : La France couronnant l'Art et l'Industrie

    Ce visage ne vous rappelle-t-il pas celui d'une autre statue qui sera construite vingt ans plus tard par Bartholdi et aujourd'hui à New York ?

    * Sources : http://paris-bise-art.blogspot.fr/2010/06/la-france-couronnant-lart-et-lindustrie.html 

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  • Domaine National de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) : La Grande Cascade

    Le parc de Saint-Cloud officiellement domaine national de Saint-Cloud est un parc situé sur les communes de Saint-Cloud (majoritairement), Marnes-la-Coquette, Sèvres et Garches dans le département des Hauts-de-Seine, près de Paris.

    Domaine National de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) : La Grande Cascade

    Cette grande cascade, l'un des plus remarquables ouvrages hydrauliques de France, reste l'œuvre maîtresse du parc de Saint-Cloud. Sur le conseil du roi, Philippe d'Orléans demande à Antoine Le Pautre, architecte de Monsieur, d'imaginer et de réaliser une cascade.

    Domaine National de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) : La Grande Cascade

    Celle-ci voit le jour en 1664-1665 et s'étend sur trente-neuf mètres de façade ! En 1698-1699, l'architecte Hardouin-Mansart ajoute le bassin circulaire, où l'eau jaillit de gueules de monstres, dans un buffet à trois étages de vasques, et le canal du bas, qui lui confère son ampleur.

    Domaine National de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) : La Grande Cascade

    Enfin, on donne, au XVIIIe siècle, la dernière touche à l'édifice en l'agrémentant de deux statues, La Seine et La Marne, œuvres du sculpteur Lambert Sigisbert Adam.

    Domaine National de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) : La Grande Cascade

    Par souci d'économie d'eau la cascade ne fonctionne que par intermittence, il faut regarder le programme officiel pour connaitre les horaires d'ouverture.

    Elle ne fonctionne quasiment jamais en été.

    * Pour en savoir plus : http://fr.topic-topos.com/grande-cascade-saint-cloud

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  • Voici mon dernier article sur ma ville de Suresnes (pour le moment, il y aura d'autres dans un futur proche). Je vous propose donc aujourd'hui de faire une halte "Au Père Lapin".

    Suresnes : Au Père Lapin

    Le "Père Lapin" était notre restaurant familial pour les anniversaires et autres occasions.

    Suresnes : Au Père Lapin

    Le propriétaire a changé depuis belle lurette. La terrasse offre une belle vue et tout le restaurant est au calme et la cuisine est excellente ! 

    Au Père Lapin - 10 rue du Calvaire ou 186 Boulevard Washington - 92150 Suresnes • Tél : 01 45 06 72 89 - contact@auperelapin.com

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  • Suresnes : Le "Donjon"

    En arrivant par le pont de Suresnes, on ne peut qu'être intrigué par cette tour bâtie à la façon médiévale: fenêtres étroites, semblables à des meurtrières et mâchicoulis bordant le dernier étage.  A côté se trouve une petite église assez moderne "ND de la Salette".

    Les origines de ce donjon semblent incertaines.

    Suresnes : Le "Donjon"

    - "Les plus anciennes cartes postales de la rue des Raguidelles avec la Tour (sur le site Delcampe) datent de 1905 environ. Cette tour a dû être construite vers la fin du XIXème siècle". 

    Suresnes : Le "Donjon"

     

    Suresnes : Le "Donjon"

    La vraie "histoire" de ce "Donjon" la voici : 

    Elle a été construite au cours du XXème siècle par Monsieur Delaunay. 

    Monsieur Delaunay était un farouche anticlérical, il s'opposait au projet de construction d’une basilique qui aurait dû être la petite soeur du Sacré Coeur. Deux basiliques sur les deux collines culminant Paris, c’était trop pour lui… La Salette est donc le soubassement de cette basilique, une cave en somme. On imagine la taille prévue de cette construction ! 

    Suresnes : Le "Donjon"

    La vue entre les deux bâtisses devait revêtir une grande importance religieuse puisque la tour a interrompu le projet en bloquant la vue sur Montmartre". Diabolique Monsieur Delaunay !

    Un petit récit qui va vous faire sourire !

    Tout le monde connaît l'imagination débordante des enfants. Pour nous qui allions à l'école tout près, cette Tour était hantée.

    Suresnes : Le "Donjon"

    Ecole Primaire des Raguidelles (mon école) tout près du Donjon.

    D'après la rumeur une femme méchante habitait le Donjon et attendait les enfants à la sortie des classes pour les attraper et les emmener chez elle ! nous faisions un détour pour ne pas passer devant ! J'ai été un peu déçue, quand notre maître, monsieur Magné, nous a fait redescendre sur terre en nous disant que les personnes qui habitaient la tour étaient tout à fait "normales" et qu'il n'y avait pas de femme méchante ni de sorcière ... mais bon les rumeurs étant tenaces, nous préférions continuer à la contourner !

    Suresnes : Le "Donjon"

    Le "Donjon" et à côté  "ND de la Salette", église moderne, dans la rue des Raguidelles, près de notre école.

    * sources : https://www.geocaching.com/geocache/GC4X534_le-donjon ...et personnelles.

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  • Suresnes : Collège Henri Sellier et Théâtre Suresnes - Jean Vilar

    Aujourd'hui je vous parle de "mon" collège et du Théâtre Jean Vilar.

    Le collège a été érigé entre 1923 et 1934 à l’initiative du maire de Suresnes Henri Sellier (1919 à 1941) en l’honneur de qui l’établissement fut définitivement nommé après la guerre durant laquelle le maire fut destitué de ses fonctions et trouva la mort suite à son internement par les Nazis.

    Suresnes : Collège Henri Sellier et Théâtre Suresnes - Jean Vilar

    Initialement appelé Edouard VAILLANT (ami de Jean JAURES fondateur du parti socialiste) puis Aristide BRIAND, c’était une école primaire comprenant 20 classes réparties entre filles et garçons. La construction de l’établissement s’inscrit dans le projet de développement urbain de la CITE-JARDIN porté par Henri SELLIER qui est à l’origine de la création des Offices publics des Habitations à bon marché (ancêtres des H.L.M.).

    En effet hygiéniste convaincu, il veut améliorer les conditions de vie des classes modestes. C’est avec l’architecte Alexandre MAISTRASSE qu’il développe un habitat fonctionnel et esthétique dans de petits immeubles de quatre étages se répartissant autour de jardins, éléments primordiaux qu’Henri SELLIER appelait le « matériau vert ».

    Le collège répond tout à fait à ces critères avec des locaux vastes et clairs présentant une recherche esthétique élaborée (faïence sur tous les murs aussi bien des salles que des couloirs).

    Suresnes : Collège Henri Sellier et Théâtre Suresnes - Jean Vilar

    Plusieurs pièces de choix embellissent cet ensemble déjà riche, telles que la superbe fontaine, les jardinières, et les lavabos (présents au pieds des escaliers en bois permettant d’accéder à l’étage dans chaque aile), ainsi que la magnifique piscine, malheureusement hors d’usage pour des raisons de non conformité aux normes actuelles (A moi j'ai eu la chance, dans les années 70 la piscine était en fonction) !

    Ce cadre est souvent sollicité pour des tournages de fiction (T.V.) et bien sûr constitue un lieu de vie et d’épanouissement personnel et scolaire idéal pour les élèves.

    Suresnes : Collège Henri Sellier et Théâtre Suresnes - Jean Vilar

     Le collège et au fond le Théâtre Suresnes - Jean Vilar

    En 1921, Henri Sellier, Maire de Suresnes, lance une politique d'aménagement de la ville. Ainsi débute la construction de la " Cité Jardins " qui regroupe de nouveaux logements et un programme d'équipements collectifs et commerciaux.

    Suresnes : Collège Henri Sellier et Théâtre Suresnes - Jean Vilar

    Henri Sellier voulait qu'au cœur de cet espace de vie idéal, les habitants aient leur lieu de rencontre et de divertissement. Il fit donc appel aux architectes Maistrasse et Quonian qui, de 1938 à 1939 édifièrent ce qu'on appela alors la " salle des fêtes " , bâtiment aux murs de briques et d'élégantes proportions rappelant le Palais de Chaillot, sur le modèle des " maisons pour tous " de l'époque. De fait, l'existence de ce théâtre n'est pas compréhensible en dehors de la Cité Jardins. Comme toutes les cités qui se construisent en banlieue parisienne entre les deux guerres, celle de Suresnes se veut un quartier harmonieux, moderne mais aussi autonome : une cité dont les axes principaux sont structurés par l'église et le théâtre-salle des fêtes.

    Dans les années 40, la Salle des Fêtes de Suresnes devient le Centre des Loisirs Albert Thomas - Henri dont l'utilisation est déterminée par la municipalité. Après la mort d'Henri Sellier en 1943, l'implication de la municipalité de Suresnes devient vraiment minimale : elle demande juste de veiller à ce que la salle soit libre pour l'arbre de Noël...

    Suresnes : Collège Henri Sellier et Théâtre Suresnes - Jean Vilar

    C'est en 1951 que Jean Vilar, comédien, metteur en scène, directeur du Festival d'Avignon à partir de 1947, et du Théâtre National Populaire de 1951 à 1963, va donner une nouvelle vie au Théâtre de Suresnes.

    Dès son entrée en fonction comme directeur du T.N.P. en 1951, Jean Vilar se trouve confronté à la question des lieux de représentation : la session de l'O.N.U. occupe en effet le Palais de Chaillot jusqu'en avril 1952. Directeur de théâtre sans théâtre, Jean Vilar ne se replie pas sur une salle parisienne, comme il eût semblé logique à l'époque, il décide au contraire de faire porter l'essentiel de ses efforts sur la banlieue parisienne et choisit, entre autres, Suresnes. Pourquoi Suresnes ? Parce que c'est le seul théâtre de 1200 places qui existe à l'époque en proche banlieue. Soulignons que ce plan de conquête de la région parisienne ne s'est pas limité à la saison 1951 - 1952 (donc à l'occupation de Chaillot par l'O.N.U.) : il a été présenté au contraire par Jean Vilar comme un objectif à long terme.

    Suresnes : Collège Henri Sellier et Théâtre Suresnes - Jean Vilar

    En 1951, Jean Vilar organise les " week-ends artistiques " les 17 et 18, 24 et 25 novembre, et les 1 et 2 décembre.

    Maurice Chevalier, séduit par l'événement, annonça qu'il donnerait un récital en supplément de programme, gratuitement bien sûr, bientôt suivi par André Dassary et Yves Montand qui se proposèrent pour faire de même lors des week-ends suivants. On eût l'occasion de voir Gérard Philippe jouer les machinistes, aidé de Maurice Chevalier, Louis Aragon et Elsa Triolet tentant vainement de faire honorer leurs bons de repas dans la cohue... Parmi les nombreuses personnalités présentes, on pût également apercevoir Patachou, René Clair, Jean Cocteau...

    En 1953, il a été donné au théâtre 178 séances cinématographiques contre 23 séances de variétés. En 1954, le Conseil Municipal a confié l'exploitation du théâtre à une association constituée par les sociétés locales, ce qui permettait à la municipalité de continuer à utiliser la salle pour ses manifestations officielles.

    - "C'est au théâtre Jean Vilar que j'ai vu "Pierre et le Loup" de Sergueï Prokofiev (1891 - 1953) et que j'ai assisté à la projection du film en 1972 "Le mécano de la Générale" avec Buster Keaton, un régal" !

    Pour en savoir plus sur le Théâtre Suresnes - Jean Vilar : http://www.theatreonline.com/Theatre/Theatre-Suresnes-Jean-Vilar/170

    Pour le Collège Henri Sellier : http://www.clg-sellier-suresnes.ac-versailles.fr/spip.php?article51

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  • Suresnes : Statue de Jean Jaurès

    Cette statue est pour moi familière. Pendant 30 ans je suis passée devant chaque jour. 

    Mais oh surprise, elle a changé de place ! je m'absente quelques années et voilà ! 

    La voici telle qu'elle était dans mes jeunes années ... 

    Suresnes : Statue de Jean Jaurès

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Elle était au milieu du rond point juste en face de l'école Édouard Vaillant.

    Suresnes : Statue de Jean Jaurès

     Aujourd'hui la voilà adossée au mur de cette même école. Je n'en connais pas la raison ! 

    Suresnes : Statue de Jean JaurèsJean Jaurès (1859-1914), fondateur du parti socialiste français, venait parfois à Suresnes avec son ami Charles Péguy (1873-1914) rendre visite aux imprimeurs suresnois de la Revue socialiste. Commandée en 1925 à Paul Ducuing et fondue par le célèbre atelier Leblanc-Barbedienne, la statue est installée au cœur de la cité-jardin en 1929.

    Suresnes : Statue de Jean Jaurès

    Paul Ducuing, né le 1er mars 1867 à Lannemezan et mort le 9 mars 1949 à Toulouse, est un sculpteur français.

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